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        <title>Aux Ministres et Parlementaires - commentaires_evenementiels_des_ministres</title>
        <description>Propositions de services, blog central d'infos aux membres du gouvernement français, mais Il vous est conseillé d'inscrire mon blog en lien sur votre site ou blog. Ce sera votre plateforme centrale d’infos.</description>
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                <title>Hommage de Renaud Donnedieu de Vabres</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (LeClubLeSiecle)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 23 Jan 2007 11:10:00 +0100</pubDate>
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                    &lt;font color=&quot;#FFFFFF&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-weight: bold; color: #000090&quot;&gt;Hommage de Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la culture et de la communication à l’Abbé Pierre&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;color: #000090&quot;&gt;L’Abbé Pierre n’est plus. Il nous lègue le sens et l’urgence de son extraordinaire mission parmi les hommes : apporter sans relâche aux déshérités, aux sans-logis, aux plus vulnérables de nos concitoyens, à&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;color: #000090&quot;&gt;nos prochains dans la détresse, une aide, non seulement spirituelle et morale, humaine et fraternelle, mais d’abord matérielle et concrète : un toit, un travail, une dignité.&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;color: #000090&quot;&gt;Son appel de l’hiver 1954, resté dans toutes les mémoires, a ébranlé nos certitudes, mis en mouvement nos consciences, ouvert nos regards, nos esprits et nos coeurs, encouragé la solidarité de tous et la&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;color: #000090&quot;&gt;générosité de chacun. Mais ce fut d’abord un appel prophétique à l’action ; à la volonté, au courage et à la détermination de changer les choses. Sa prescience de la force mobilisatrice des médias au service&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;color: #000090&quot;&gt;de grandes causes collectives, la constance de son engagement, sa conscience de la nécessité de renforcer le lien social et la cohésion de notre société, afin de redonner à l’homme toute la place qui lui revient en son coeur, en font un précurseur, un pionnier de l’humanisme si nécessaire à notre temps.&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;color: #000090&quot;&gt;Grande dans la Résistance, puis après-guerre au service de la paix, de la liberté de penser et de dire des choses qui dérangent, de la dignité des humbles et des exclus, sa frêle silhouette, inséparable de&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;color: #000090&quot;&gt;son béret et de sa pèlerine - emblèmes de sa Fondation - devient à présent un symbole vivant de la France et de la force universelle de ses valeurs humanistes.&lt;/span&gt;&lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;br style=&quot;color: #000090&quot; /&gt; &lt;span style=&quot;color: #000090&quot;&gt;Lundi 22 janvier 2007&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;
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                <guid isPermaLink="true">http://ministresetparlementaires.hautetfort.com/archive/2006/12/19/diner-au-conseil-representatif-des-institutions-juives-de-fr.html</guid>
                <title>Dîner au Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) de Tours</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (LeClubLeSiecle)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 19 Dec 2006 17:00:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;b&gt;DINER DU CRIF REGION CENTRE&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Monsieur le Président national du Conseil représentatif des institutions juives de France, cher Roger Cukierman,&lt;br /&gt; Monsieur le Président régional du Conseil représentatif des institutions juives de France, cher François Guguenheim,&lt;br /&gt; Chers Amis,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; En remerciant votre président, François Guguenheim, pour son invitation, je souhaite vous exprimer tout d’abord, en même temps qu’un message personnel de chaleureuse affection, où se mêlent l’émotion, l’amitié et le cœur, mon profond regret de ne pouvoir être présent parmi vous ce soir, pour cette grande première - pour notre ville de Tours et pour notre région - le dîner annuel régional du Conseil Représentatif des Institutions juives de France. Je suis retenu en ce moment même à Paris, par mes obligations de ministre en charge de la Communication, auprès du Président de la République, pour le lancement de la chaîne France 24.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J’ai entendu votre message, vos inquiétudes et vos espoirs, et je souhaite vous adresser ces quelques mots.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le gouvernement de Dominique de Villepin a fait de la lutte contre l’antisémitisme une priorité, et un combat de tous les jours. Parce que l’antisémitisme est la négation même de l’esprit républicain, parce qu’il est un véritable fléau, insupportable, enfanté dans la peur et la haine, grandi dans la bêtise et l’ignorance, et qui menace non seulement la sécurité, mais la vie même de nos concitoyens. Les actes antisémites doivent être combattus sans relâche et punis avec la plus grande sévérité. Personne, en France, ne doit pouvoir être agressé à cause de son origine ou de sa religion. Dans la patrie des droits de l'Homme, comme partout ailleurs, personne ne doit souffrir pour ce qu'il est. Tous nos compatriotes, d'où qu'ils viennent, quelles que soient leur histoire ou leurs croyances, ont leur place dans cette maison commune qu'est la République française.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parce que la lutte contre l’antisémitisme est un devoir moral, celui d’une République du vouloir vivre ensemble, elle doit impliquer la société toute entière, les familles, mais aussi les enseignants, les élèves, les agents publics, les associations, les entreprises, les salariés. C’est une mobilisation des esprits.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; L’histoire des Juifs de France est elle-même intimement liée à celle de la défense de l’esprit républicain et de ses principes universels. Et c’est un devoir de mémoire, un devoir républicain, qui nous engage tous, que de le rappeler, de le célébrer, de mieux le faire savoir. Une mémoire dont le CRIF a fait, à juste titre, une priorité. C’est mon devoir, en tant que ministre en charge des célébrations et des commémorations nationales. Cette année nous commémorons le centenaire de la réhabilitation d’Alfred Dreyfus, qui marque particulièrement le lien indéfectible qui unit les Juifs de France et le destin de la République.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est aussi mon devoir, en tant que ministre chargé du Patrimoine, que de partager, de mieux faire connaître l’héritage précieux que nous a légué la culture juive. Vous le savez, il y a trente ans, nous découvrions, par hasard, à Rouen, sous la dalle du Palais de justice, les vestiges de la plus ancienne école talmudique d’Europe, la « Maison sublime ». Les recherches ont permis de déterminer qu'il s'agissait du plus vieux monument juif de France et de la seule école rabbinique médiévale au monde dont on ait conservé des vestiges.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est un patrimoine inestimable, qui montre combien votre histoire est la nôtre, depuis des temps ancestraux. Je crois que ces monuments, cet héritage, parce qu’ils sont tangibles, parce qu’ils suscitent admiration et réflexion, sont à même de véhiculer les valeurs essentielles que nous souhaitons partager. Le respect envers une culture et un culte qui font pleinement partie de l’histoire de notre pays, la fraternité d’un destin partagé. C’est pourquoi nous devons nous mobiliser afin de mieux le faire connaître, de mieux le faire vivre, de mieux le transmettre aux générations futures. J’ai ainsi demandé à mes services, en concertation avec les élus et les associations concernées, d’étudier la possibilité d’ouvrir l’école de Rouen aux visiteurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je suis intimement persuadé que pour lutter contre l’ignorance, la méfiance, la peur qui entretiennent toutes les haines, nous devons encourager tout ce qui permet la découverte et la connaissance des cultures qui ont forgé, et continuer de construire notre pays, notre identité. En hébreu, la France ne se dit-elle pas Tsarfat, le creuset de l’orfèvre ? Et dans ce creuset de notre République laïque, toutes les cultures, toutes les religions ont leur place, dans le respect de chacune. C’est notre richesse, c’est notre force, c’est notre devoir.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous savons combien l’art, le patrimoine, la culture, la création, ont un rôle essentiel à jouer pour construire une nouvelle harmonie fondée sur le dialogue. Dialogue des cultures, dialogue des religions, dialogue des civilisations, qui enjambent les siècles et les mers, dépassant les frontières hérissées par les obscurantismes et les violences.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Oui, vivre ensemble, c’est se donner les outils pour comprendre les autres, autant que sa propre identité, et créer les moyens d’un projet de vie en commun, au sein comme en dehors de nos frontières.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C’est pourquoi nous devons lutter, également, contre les appels à la haine et à l’intolérance. Je me suis personnellement investi, vous le savez, pour obtenir non seulement l’interdiction en France de la chaîne Almanar, qui bafoue un certain nombre de principes élémentaires pour nos démocraties, mais surtout pour obtenir le soutien de l’Europe dans cette bataille, et notamment la révision de la directive Télévision sans frontières. Au niveau national comme au niveau européen ou international, il est de notre responsabilité d’intervenir pour faire interdire ces dérives, surtout si elles se drapent dans le principe de la liberté d’expression. Parce qu’elles se réclament de cette dernière, elles sont d’autant plus susceptibles d’en entamer la légitimité. La mondialisation de nos moyens de communication doit nous rendre d’autant plus vigilants face aux discours et aux images de haine et de violence, face aux intégrismes qui trouvent, eux aussi, malheureusement, dans les nouvelles technologies, de formidables relais. Cela vaut naturellement aussi pour tous les autres vecteurs de haine que vous avez cités.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous le savons, les enjeux nationaux et internationaux sont de plus en plus intimement liés. Comme l’a déclaré le Président de la République, en août dernier, lors de l'ouverture de la XIVème Conférence des ambassadeurs : « le Moyen-Orient interpelle la conscience universelle. En quelques jours, nous avons vu le Liban dévasté, son peuple meurtri, quinze années d'efforts réduites à néant. Au même moment, Israël vivait l'épreuve de la vulnérabilité, qui a fait resurgir d'anciennes hantises. Quelques semaines plus tôt, c'est le peuple palestinien sur qui se refermaient les portes de l'espoir. Dans les deux cas, des provocations irresponsables, et les réactions parfois excessives qu'elles ont engendrées, ont conduit la région entière au bord du gouffre. »&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Israël aspire à la sécurité, le Liban a soif de liberté, le peuple palestinien crie justice. Les crises s'additionnent. L'instabilité en Irak, les tensions dans le Golfe, comme les déclarations inconsidérées et menaçantes de certains responsables iraniens,&amp;nbsp; diffusent leurs effets dans tout le Proche-Orient. Des groupes radicaux veulent exercer un droit de veto sur la paix. Riche de sa diversité, le Liban concentre sur lui les coups que les protagonistes n'osent mutuellement s'infliger. Au-delà de ces affrontements se profile un danger majeur, celui du divorce entre les mondes, Orient contre Occident, islam contre chrétienté, riches contre pauvres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; La France s'est mobilisée pour arrêter l'escalade des violences. La résolution 1701, élaborée largement à son initiative et adoptée à l'unanimité par le Conseil de sécurité, a permis de mettre un terme aux combats. Ce texte offre également le cadre d'une solution durable fondée sur la sécurité d'Israël et la souveraineté du Liban sur la totalité de son territoire.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette crise d'une nature sans précédent est le produit d'autres impasses. Le conflit israélo-palestinien cristallise toute l'incompréhension entre les mondes. Pourtant, un consensus existe, y compris entre Israël et les Palestiniens, sur la coexistence de deux Etats vivant en paix et en sécurité. Mais en vérité, et c'est le plus grave, chacun a perdu confiance en l'autre.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Le défi, c'est de rétablir cette confiance afin de relancer l'action diplomatique et de poser les conditions d’une paix juste et durable. La France s’y emploie, en agissant auprès de tous les peuples de la région.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Intransigeante sur l’antisémitisme qui met en jeu l'essentiel, la France l'est également pour affirmer le droit absolu d'Israël à vivre en paix et en sécurité au sein de sa région.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cette exigence n'est pas seulement celle que commande le droit international, qui a donné à l'Etat d'Israël sa pleine légitimité lors du partage du mandat de Palestine. Elle va bien au-delà ; elle touche à la reconnaissance incontestable du droit du peuple juif à un Etat, après tant de siècles de dispersion et de malheurs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &quot;Un tel pays, observait déjà Lamartine, repeuplé d'une nation jeune et juive, cultivé et arrosé par des mains intelligentes, fécondé par un soleil de tropique, produisant de lui-même toutes les plantes nécessaires ou délicieuses à l'homme, serait encore la terre de promission aujourd'hui si la Providence lui rendait un peuple, et la politique du repos et de la liberté&quot;.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est cette même conviction qui conduisit la France à prendre une part active à la fondation de l’Etat d’Israël et à lui apporter un appui résolu dans sa phase de construction. Fidèle à cet héritage dont elle est fière, c'est cette même conviction, inébranlable, qui l'anime aujourd'hui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Les prochaines années sont riches d’échéances capitales. Pour la France, bien évidemment, qui choisira son Président, puis ses députés, pour un nouveau mandat ; pour la communauté juive de France, également, et particulièrement pour le CRIF, cher Roger Cukierman, qui assurez, avec tant de talent et d’énergie, la lourde tâche d'être, avec les autorités religieuses, le porte-parole du judaïsme français ; année capitale aussi, parce que ce sera celle de la célébration de la réunion du grand&amp;nbsp; Sanhédrin qui préfigura la création du consistoire de Paris, chargé d’organiser le culte pour une communauté forte alors de 3 500 âmes, aujourd’hui proche du demi-million ; pour la paix, enfin, une paix juste et durable, qu’il nous appartient tous de construire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Renaud Donnedieu de Vabres&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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                <title>Aux architectes</title>
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                <author>noreply@hautetfort.com (LeClubLeSiecle)</author>
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                                                <pubDate>Tue, 19 Dec 2006 16:55:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;&lt;b&gt;&lt;font color=&quot;#CC0000&quot;&gt;Cérémonie de remise des prix aux lauréats 2006 de l' Académie internationale d'architecture&lt;/font&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mesdames et Messieurs,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je suis particulièrement heureux devous accueillir aujourd'hui rue de Valois pour la cérémonie de remisedes prix aux lauréats de l'Académie internationale d'architecture.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vous venez de rappeler, Monsieur le Président, le rôle éminent de l'Académie internationale d'Architecture, dont nous célébrons le vingtième anniversaire cette année. Cette organisation non gouvernementalere connue par les Nations Unies, présidée par l'architecte bulgare Georgi Stoilov et qui compte 70 Académiciens élus et 60 professeurs, seréunit en Assemblée générale tous les trois ans, lors d'un Congrès(Interarch), à Sofia. Cette réunion est l'occasion d'organiser séminaires, expositions, conférences et concours d'architectes auxquel sont participé, cette année, environ 150 architectes du monde entier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Grand Prix de Rome, membre de cette&amp;nbsp; Académie internationale d'architecture,architecte, délégué aux relations internationales de l'Académie d'Architecture de France, vous êtes, Monsieur le Président, parvenu àsusciter des candidatures d'architectes français, membres de l'Académie d'Architecture de France, lors du dernier Congrès (Interarch 2006).Tous ont été récompensés par des diplômes d'honneur, et cinq d'entreeux ont reçu une distinction supplémentaire, que je suis très heureuxet très fier de leur remettre aujourd'hui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Mais auparavant,et sans trop prolonger votre attente, je tiens à vous dire quelques mots de la place de l'architecture et du rôle essentiel des architectes dans la France d'aujourd'hui, car c'est bien l'amour de cet art qui nous rassemble ici ce matin.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vous savez en effet que je suistrès sensible à mes responsabilités dans le domaine de l'architectureet du patrimoine, parce qu'il s'agit, non seulement de l'identité, de l'histoire et de la mémoire de notre pays, dans sa diversité, maisaussi du cadre de vie des Français et de l'harmonie des paysages quenous lèguerons aux générations futures.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme le montrentavec éclat les réalisations qui vous ont valu les prestigieuses distinctions que je vais vous remettre dans un instant, les pratiques d'aménagement de nos villes doivent s'inscrire dans une perspective de développement durable, c'est-à-dire avec le souci constant des conséquences de nos choix d'aujourd'hui pour demain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; C'est pourquoi l'architecture concerne tous les Français. Car l'évolution de nos espaces de vie doit être maîtrisée, dans le respect de notre patrimoine architectural, urbain et paysager exceptionnel, en laissant toute sa place à la créativité et à l'invention qui font la force des architectes français dans le monde entier, et là encore, vous nous en apportez&amp;nbsp; toutes et tous la preuve éclatante. Le palmarès de l'Académie Internationale d'Architecture est une reconnaissance supplémentaire du rayonnement que vous incarnez, de l'architecture française en Europe et dans le monde. Parce qu'elle est l'une des manifestations les plus vivantes de la diversité culturelle, j'attache la plus grande importance à rendre hommage, aujourd'hui comme dans chacun de mes déplacements à l'étranger, aux talents des architectes français. Parce que je suis le ministre en charge de la formation des futurs architectes, j'attache la plus grande importance au développement des jeunes talents pour lesquels vous êtes des exemples.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Parce que l'architecture fait partie de la culture, la culture del'architecture doit être largement diffusée auprès de nos concitoyenset c'est l'un des axes forts de mon action, au service des architectes,dans ce domaine.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je vais maintenant remplir mon officeauprès de la lauréate et des lauréats, qui expriment et illustrent brillamment la vitalité, la créativité, le sens du présent et la conscience de l'avenir de l'architecture française d'aujourd'hui.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ont reçu les diplômes d'honneur :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Jean-Marie Duthilleul, pour le Quartier d'affaires et pôle d'échanges de Xizhimen [sidjeumenne] à Pékin ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Patrice Novarina, pour l'Ecole La Cigogne à Bois-Colombes dans les Hauts-de-Seine ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Bernard Reichen, pour Zhenru [djennjou], la nouvelle identité du second centre de Shanghai ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Jean-Marie Valentin, pour l'Institut de cardiologie &amp;amp; Fondation Adicare, CHU de la Pitié-Salpétrière à Paris ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Jean-Paul Viguier, pour l'Hôtel Sofitel à Chicago ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Thierry Van de Wyngaert, pour la Bibliothèque Chevreul à Lyon.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ont reçu les diplômes d'honneur et distinctions suivants :&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -Françoise-Hélène Jourda, Diplôme d'Honneur Spécial, pour son projet decentre de formation d'Herne-Sodingen en Rhénanie du Nord-Westphalie, enAllemagne ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; - Guy Autran, Prix spécial de la Maison d'Edition Atlas Style, pour le lycée professionnel Kyoto à Poitiers ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -Pierre Rousse, Prix spécial de l'Union des Architectes du Kazakhstan,pour son Université pluridisciplinaire de l'Artois, Campus d'Arras ;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; -Anthony Béchu (et Tom Sheehan), Prix du Ministre de la Planification Urbaine de Bulgarie, pour l'Académie de formation des dirigeants dePudong, près de Shanghai (équivalent &quot; hybride &quot; de l'ENA et del'INSEAD en Chine).&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Enfin, avant de remettre le Grand Prix du Globe de Cristal, je tiens à décerner, en quelque sorte, une &quot;mention spéciale &quot; à Franck Hammoutène, Lauréat du Grand Prix duMinistre de la Culture et de la Communication de la République française, pour l'Eglise Notre-Dame de Pentecôte à Paris.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cher Franck Hammoutène,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vous êtes architecte et urbaniste, membre de l'Académie d'architecture, Membre de l'Union Franco-Britannique des Architectes.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Nous célébrons aujourd'hui les vingt ans de l'Académie internationale d'Architecture et il y a vingt ans déjà, vous receviez de vos pairs de prestigieuses distinctions, le Prix de la première œuvre et le Prix AMO Architecture et Lieux de travail. Et cette année aussi, après de nombreux autres prix, vous recevrez au moins deux distinctions prestigieuses : celle que j'ai l'honneur de vous remettre aujourd'huiet le Prix de l'équerre d'argent, que je vous remettrai bientôt.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Au cœur de la Défense, toute proche de la Grande Arche, vous avez conçu et construit l'Eglise Notre-Dame de Pentecôte, consacrée en 2001, sur un site exceptionnel, où se croisent la voûte blanche du CNIT, les méandres des carrefours automobiles, la statique noire des tours. A lafois lieu de solitude et lieu de communion, Notre-Dame de Pentecôte estcomme suspendue au-dessus du vide, surplombant les voies rapides. Les trois parties du programme s'y organisent verticalement : chambre haute- parvis d'accueil et de rencontre - salles de réunions. La forme de l'architecture est issue d'une série de plans successifs qui protègent sans enfermer, dessinent les espaces intérieurs, en créant des variations d'échelle et de lumières qui accompagnent et effacent à lafois le monde extérieur.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Franck Hammoutène, je vous décerne le Grand Prix du Ministre de la Culture et de la Communication.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Cher Paul Andreu,&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je suis très honoré de vous remettre aujourd'hui, pour l'ensemble de votre œuvre, au nom de l'Académie internationale d'Architecture, sa plus haute distinction triennale, le Grand Prix du Globe de Cristal. Poursituer le niveau de cette distinction, il me suffit de rappeler quevous succédez à Oscar Niemeyer, lauréat du congrès 2003.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Diplômé de l'Ecole Polytechnique (1958), ingénieur en chef des Ponts et Chaussées (1963), vous êtes architecte DPLG en 1968.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Vous avez reçu de très nombreuses et très prestigieuses distinctions dans lemonde entier, parmi lesquelles je ne citerai que le Grand Prix national d'architecture, dès 1977.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dès le début de votre carrière,vous avez rejoint la société Aéroports de Paris, dont vous devenez architecte en chef et Directeur des projets (en 1974) puis Directeur de l'architecture et de l'ingénierie (en 1979). Parmi vos principales réalisations figurent les aéroports de Roissy et sa gare TGV-RER, les aéroports d'Abu Dhabi, de Djakarta, du Caire, de Dar-Es-Salaam, de Bruneï, de Kansaï dans la baie d'Osaka, de Nice, de Bordeaux, dePointe-à-Pitre, la Grande Arche de la Défense, ainsi que le terminal français du tunnel sous la Manche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Se confronter à la modernité, répondre à des programmations complexes, planifier des infrastructures en portant une attention particulière aux cultures locales, réaliser des ouvrages fonctionnels de pierre, de verre et de béton avec une technique mathématique et physique universelle, tel est,Paul Andreu, votre grand défi. Si vous confiez aux éléments le soin deparachever vos bâtiments, en permettant à la lumière de délimiter l'espace et de modifier la matière, vous seul réglez les détails de la construction avec rigueur et vérité, tout en privilégiant l'harmonie de l'ouvrage dans l'environnement et le paysage.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; De conférences en jurys de concours, d'associations en commissions, vous vous investissez constamment dans le débat architectural international, etvos travaux ont fait l'objet des plus importantes publications mondiales.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Depuis janvier 2003, vous avez fondé votre propre agence d'architecture à Paris. Une aventure qui vous permet d'inscrire votre travail dans une nouvelle perspective. Vous avez achevé le Centredes Arts Orientaux à Shanghai, qui a été inauguré à la fin de l'année2004. Vous poursuivez des projets magnifiques, immenses, en cours deréalisation, tel le Grand Théâtre national de Pékin, que j'ai visité àvos côtés l'an dernier. Et je compte bien assister l'an prochain à l'inauguration de ce monument unique, au cœur de l'une des cités lesplus mythiques, non pas une cité interdite, mais une cité ouverte à la diversité des expressions artistiques et culturelles. A la fois opéra,salle de concerts et de spectacles vivants, haut lieu de création et deculture, de patrimoine et de modernité, ce projet unique est conçucomme une véritable &quot;ville de théâtres&quot;, une île transparente sur unplan d'eau artificiel, entouré d'un nouveau parc urbain.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Paul Andreu, pour l'ensemble de votre œuvre, je suis heureux de vousdécerner le Grand Prix du Globe de Cristal de l'Académie internationale d'Architecture.&lt;/p&gt; Renaud Donnedieu de Vabres
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